05 octobre 2008

Eté 2008 : La terrasse, enfin

Ça, c'est le point d'orgue de l'été !

On s'est décidé à démarrer la construction d'une terrasse devant la porte-fenêtre, ce qui nous permettra d'aménager un accès un peu moins casse-gueule qu'un empilement plus ou moins aléatoire de parpaings et de planches...

Donc, là encore : Pio-pioche ! (Il faut bien que je me fasse pardonner mon infidélité avec ma-masse...)

La forme est arrondie, pour éviter d'avoir l'impression de contempler un bunker depuis la rue. Le plus dur a été d'arracher les racines d'une souche de prunier que Bernard avait coupé. Ensuite, petite semelle de béton (non armé, c'est pas la peine).

C'est à ce moment-là que j'ai installé le regard sous la descente. J'en profite pour installer une évacuation sous le robinet.

La suite logique, c'est un muret en parpaings, chaîné au coin qui n'est pas arrondi. On comble le trou ainsi créé avec le reste des débris du mur en parpaings, puis, comme pour la cuve, hérisson, fers à béton et treillis soudé.
Là, il y a un morceau de bravoure, pour faire un coffrage et couler une forme arrondie. Je m'y suis repris à deux fois, avec bougonnements et bordées d'injures à faire passer le Capitaine Haddock pour un puceau en première année de séminaire...

Puis un nouveau morceau de bravoure, pour faire l'enduis tout autour : je l'ai fait à base de chaux et de sablon récupéré dans un gisement des alentours, puis tamisé. Seulement, au premier essai, ça a séché trop vite et ça s'est cassé la figure le lendemain matin... (Je vous dis pas l'humeur et l'ambiance...)

Enfin, je scelle une marche sous la porte-fenêtre.



Et voilà le résultat !

Eté 2008 : THE PIT (le trou)


J'ai raconté comment j'avais démoli le mur en parpaings moches. Et aussi comment j'avais réduis les débris en petits bouts.

C'est bien tout ça, mais ça fait pas mal de débris à évacuer. Heureusement, il y a : LE TROU !
Hé oui ! La fameuse "fosse-mécanique-qui-ne-nous-sert-à-rien"
Le but du jeu va être de la transformer en cuve de récupération des eaux pluviales.

Bon, là, elle est pleine d'eau, mais on l'a vidée, pour voir à quelle profondeur elle descend...C'est là qu'interviennent les débris de parpaings, pour combler le trou, jusqu'au niveau de l'ancienne dalle, que l'ancien propriétaire (on ne saura jamais pourquoi) avait cassée. Après quelques brouettées, voilà ce que ça donne :
On arrive au niveau (presque) de l'ancienne dalle, soit au niveau de l'évacuation d'eau déjà en place (quitte à recycler, autant tout recycler...)

Ensuite dans l'ordre :
- Quelques brouettes de graviers (0-22 mm) pour faire un hérisson,
- un film polyane
- des fers à bétons fixés dans les parois, sur lesquels on met un treillis soudé. On en profite pour reboucher le trou d'un demi-parpaing de l'escalier.






- une dalle. En oubliant pas, bien sûr, de couler (en partie) dans la masse, un tuyau, qui servira à reporter la hauteur du trop plein...


Mais le plus beau (dur ?) est à venir... Parce que c'est bien d'avoir une cuve, mais c'est mieux d'avoir de l'eau à amener dedans !

Et là, on reprend pio-pioche...


J'ai donc creusé une tranchée de 8m de long, (en pente...), depuis un regard que j'ai posé sous la descente du toit.
Ensuite, on creuse dans la paroi de parpaings, si possible au-dessus du niveau du trop plein... Et on pose un tuyau de PVC. En principe, entre 20 et 40 cm de profondeur, un tuyau de 80 mm de diamètre devrait résister si on ne fait pas passer un camion dessus.

Enfin, je rebouche la tranchée, en prenant soin (astuce) de remettre les carrés d'herbe que j'avais pris soin de découper soigneusement avant...


Pour finir, j'ai recouvert les parois avec un enduit hydrofuge, pour que l'eau reste dans la cuve !

Avant la fin de l'été, on a vidé la piscine de Margot dedans, la pluie est tombée, nous permettant de vérifier que tout fonctionnait comme prévu !

Eté 2008 : Demolition Man

J'ai quitté pio-pioche. (Ma chère pio-pioche de la trilogie des Chiottes...)

Et j'ai rencontré ma-masse ! Elle est vachement plus lourde, mais plus costaud, aussi !

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais en cherchant bien dans les photos du blog, vous aurez remarqué qu'une partie du toit en tôle collé à la maison a disparu... (Une bonne excuse pour pyromane, de faire tomber un toit : ça fait plein de linteaux à brûler !)


Bref, de fait, on se retrouve, au bout du ex-hangar découvert, avec un magnifique mur de parpaings... super moche et qui nous coupe la vue.

Donc, c'est à ça que je me suis attaqué avec ma-masse, aidé également par un marteau perforateur particulièrement efficace. Et voilà !


Je me suis donné (en plus) la peine de casser chaque parpaing en petits morceaux. Mais ça, ça fait partie de l'épisode de "The Pit" (le trou)

Maintenant, on voit le terrain depuis la maison ! (Et inversement) C'est beau....

01 octobre 2008

Avril 2008 : le grenier !

Ça y est, je me lance !

On a opté pour un plancher en OSB posé sur chevrons, ce qui nous permet de disposer d'une surface immédiatement utilisable, en attendant de choisir le revêtement définitif.
On avait hésité à faire une dalle en béton allégé, notamment en raison de l'apport important d'humidité que ça représentait, sans compter le délai de séchage... Quant à la dalle sèche, outre le prix élevé (très), les professionnels qu'on a consulté nous ont dit qu'on manquait de recul concernant cette technique et qu'on ne savait pas quelle allait être la tenue à 10 ou 15 ans. (Si c'est pour tout changer tout les 3 ans, c'est pas la peine !)

Tout d'abord, on dispose un film plastique, qui joue un triple rôle :
- Isolant phonique (bruits d'impacts et fonction de bande résiliente)
- Isolant thermique (modeste, modeste..)
- perméabilité à la vapeur d'eau (ce qui permet à la structure de respirer et de ne pas piéger l'humidité dans les lames du plafond).

Il faut aussi dès le départ penser à disposer correctement les gaines électriques.

Ensuite on dispose les chevrons à intervalles réguliers (multiples ou diviseurs des dimensions des dalles OSB). Ils sont justes posés (principe de la dalle flottante).


Ensuite, on répand l'isolant (thermique et phonique). On a choisi de la ouate de cellulose, qui est en fait du papier recyclé, haché et traité, une solution peu onéreuse, efficace et relativement respectueuse de l'environnement. En plus, c'est agréable à poser, c'est comme du coton, quoique très poussièreux...


Il ne reste plus qu'à visser les plaques d'OSB, ce qui assure l'unité et la rigidité de la dalle. C'est là qu'on s'aperçoit de la différence entre bricoler et construire quelque chose, surtout au niveau des quantités de matériaux ! Il faut donner dans le dosage industriel.
Une fois fini, on a tout de suite une idée de ce que cela donnera :Notez à gauche de l'image le magnifique tableau électrique.

Mais, ce n'est pas fini.
En effet, nos plans ont encore changé : on s'oriente vers une extension en bois, décalée de 4 mètres par rapport à l'existant. De fait, la fenêtre-plus-tard-porte du grenier devient... une fenêtre.
Du coup, changement de plan au niveau de la trémie de l'escalier, décalée dans le coin et élargie.

Pour terminer nos opérations et rendre le local habitable, il ne nous reste plus qu'à poser le linoléum qu'on avait découvert à la cave (il pèse des tonnes, mais c'est de la qualité !) On ajoute le lit et voilà !
Un dernier détail : j'ai monté une sorte de cloison devant la trémie, pour prévenir les chutes...



Margot a maintenant sa chambre.
Il ne reste "plus" qu'à poser le placo, faire la salle de bains (en face de la trémie), les joints des pierres apparentes sur les pignons, le crépi sur le conduit de cheminée, et on aura terminé les travaux du grenier....

A poêle tout le monde !

Début 2008.

Au programme cette fois, un grand changement :
On a déménagé de VALREAS, pour la bonne ville de CHATEAUROUX.
C'est beaucoup plus près de la maison et on y vient à peu près une fois par mois.

Au passage, on a déposé un tout nouveau poêle à bois dans la pièce principale, en remplacement de la cuisinière.

On avait acheté ce poêle d'occasion et on le stockait depuis pratiquement 2 ans dans le couloir de l'appartement de Valréas.

Maintenant, il est à sa place et le résultat est plutôt sympathique, non ? (Il y a juste que la table fait de plus en plus petite, heureusement qu'il y a encore le lit pour occuper l'espace en bas...)

En plus, comme on peut venir plus souvent, j'ai pu continuer l'installation électrique (remarquez la mise en lumière qui fait ressortir le manteau de la cheminée !)

Le grenier a été débarrassé de tout ce qui s'y trouvait, en vue de la phase suivante : l'isolation du plancher.